Art

Féminisme et mouvement des femmes

Figures historique

Littérature

Politique

Sport

Sciences et technique

Femmes remarquables... Diane Fossey

Diane Fossey est née à San Francisco en 1932. Elle est l'enfant unique de Georges et Kitty Fossey. Ses parents divorcent quand elle a trois ans, entre autres parce que son père est alcoolique. Sa mère se remarie avec Richard Price avec qui Diane ne s'entend pas du tout. Comme enfant unique, Diane passe une jeunesse assez isolée.

Sans support de sa famille elle entreprend des études : d'abord elle s'inscrit pour un programme 'pré-véterinaire' à l'université de Californie, à Davis; plus tard elle s'inscrit au collège de San Jose où, en 1954, elle obtient son degré en ergothérapie.

* ill.

Elle déménage à Louisville, au Kentucky, où elle est nommée directeur du département de rééducation à l'hôpital pour enfants handicapés, à Kosair. Ici elle se fait remarquer par son talent de communication avec ces enfants.

Diane Fossey, toujours une grande amie des animaux, rêvait dans sa jeunesse d'aller en Afrique pour étudier les animaux sauvages. Elle lit beaucoup sur ce sujet et le livre 'The year of the gorilla' de George Schaller (édité en 1961) lui fait une telle impression qu'en 1963 elle emprunte à la banque l'équivalent de trois ans de salaire pour partir en safari pendant sept semaines. Elle part comme touriste à Olduvai en Tanzanie, où elle est guidée par le paléontologue Louis Leakey. Celui-ci ayant fait la découverte d'un fossile de girafe veut le montrer à Diane. Leur rencontre devient vraiment inoubliable quand Diane glisse, tombe dans le trou avec la squelette et se foule le pied. En plus elle est malade.. Après avoir pansé ses plaies et retrouvé sa dignité, elle continue son tour, à la recherche des grands singes, encouragée par Louis Leakey. Elle atteint son but, en boitant, dans cette région parsemée de côtes difficiles à monter. Quand elle entrevoit pour la première fois, à travers la verdure, ces grands singes qui deviendront l'œuvre de sa vie, elle oublie le mal et les difficultés qu'elle a subies.

A contrecœur mais obligée, elle quitte l'Afrique. De retour en Kentucky elle écrit des articles sur son safari pour le Louisville Courrier-Journal. Quelques années plus tard, lors d'une tournée de conférences, Louis Leakey arrive à Louisville. Il défend une théorie selon laquelle les femmes savent mieux travailler avec des singes grâce à leur empathie naturelle. Cette théorie est déjà prouvée à moitié par les études de sa première chercheuse scientifique, Jane Goodall. A Louisville il se rappelle de Diane Fossey et son enthousiasme pour les singes. Il lui propose de se porter garant pour une nouvelle étude extensive faite par elle.

Diane Fossey part au Congo en 1966. Son séjour est loin d'être romantique : de la boue, du brouillard et un manque d'air dû à la hauteur (dont elle souffre beaucoup étant asthmatique). En plus elle est très isolée, avec deux aides locaux qui parlent une langue incompréhensible pour elle. Mais son étude se passe bien : d'abord cachée dans la verdure, puis de plus en plus ouvertement, elle étudie les habitudes des gorilles. Après six mois elle peut s'approcher des familles jusqu'à dix mètres.
Entretemps une guerre civile a éclatée au Congo. Des soldats envahissent son campement et exigent qu'elle parte. Quand elle refuse elle est arrêtée, mais elle réussit à s'échapper. Comme elle ne veut pas arrêter ses recherches, elle décide d'essayer de nouveau du côté Ruandais des volcans. Grâce à son expérience, elle gagne assez vite la confiance des gorilles et, finalement, peut même se promener parmi eux et les toucher. Plus tard certains scientifiques lui reprocheront que cette attitude a changé le comportement des animaux.

En 1967, avec l'aide de sympathisants, elle fonde le Karisoke Research Center for Mountain Gorilla Research. A ce moment il y avait encore plus ou moins 250 de ces animaux et Diane en a étudié 51. Des étudiants viennent l'aider, ce qui lui permet de quitter temporairement le Centre pour obtenir son doctorat à Cambridge en 1974. Elle espère que ce degré officiel en zoologie lui permettra de collecter plus facilement des fonds pour ses recherches.

Quand elle retourne au Ruanda, beaucoup de gorilles ont disparus, tués par des braconniers. En 1978 elle trouve la carcasse mutilée de son gorille préféré, Digit. Du coup elle déclare la guerre aux braconniers et elle va faire ce qu'elle appelle du 'active conservation'.
Diane fonde le Digit Fund, basé à Englewood en Colorado, pour collecter de l'argent pour la protection des gorilles. Mais ce n'est pas tout : elle tire sur des gens qui s'approchent du Centre, elle kidnappe un enfant d'un supposé braconnier, ses étudiants doivent être armés, elle démolit des pièges, elle brule des cabanes, elle répand même la rumeur qu'elle fait de la magie noire et qu'elle peut envoûter les braconniers.
Après avoir habité sa montagne depuis plus que dix ans on commence à douter de ses facultés mentales et, en 1979, on lui demande de quitter le pays.

Les années suivantes elle est professeur à l'université Cornell à Ithaca, New York. Elle termine son manuscrit 'Gorilles dans le brouillard', publié en 1983 et filmé en 1988.
Toujours en 1983, croyant que le situation sera calmée, elle retourne au Ruanda, tout en ayant des problèmes sérieux de respiration (elle souffre d'emphysème et a besoin de respirateur).
Mais au Ruanda on ne l'a pas oubliée : le 26 décembre 1985 Diane Fossey est retrouvée assassinée dans son camp près du Centre.
Tout le monde est convaincu que les meurtriers se trouvent parmi les braconniers, mais le gouvernement Ruandais essaie d'arrêter son assistant, Wayne McGuire, un candidat au doctorat à l'université de Oklahoma. Celui-ci réussit à s'échapper aux Etats Unis et le(s) meurtrier(s) ne sera(ont) jamais jugé(s).

Diane Fossey est enterrée au cimetière des gorilles au Centre.

Après sa mort il est clair que Diane comme martyre est plus efficace que comme écologiste : le Ruanda vote une loi pour rendre le braconnage illégal et punissable de cinq ans de réclusion.
Le domaine des gorilles est protégé officiellement et attire des touristes (et donc de l'argent) dans cette région. Le Digit Fund collecte toujours de l'argent pour des recherches sur les gorilles de montagne.

Composition

Elza Daix
22/02/2007

Source:

Ce résumé est basé sur la documentation suivante disponible dans la RoSa base de données:

Mot clé: Pioniers

Slung, Michele
Lindbergh, Reeve (voorw.)
Leven met kannibalen en andere verhalen van avontuurlijke vrouwen
Amsterdam: National Geographic, 2001. - 238 p.: ill.;
ISBN 90-5831-123-6

Duncan, Joyce
Ahead of their time : a biographical dictionary of risk-taking women
Westport: Greenwood Press, 2002. - 301 p.: ill.
ISBN 0-313-31660-0

Mot clé: vrouwengeschiedenis

ontreynaud, Michele
XXe siècle des femmes
Paris: Editions Nathan, 1989. - 731 p.: ill.;
*ill. p.681

Mot clé: Wetenschappelijke beroepen
Jahme, Carole
London: Virago, 2001. - 478 p.: ill.
ISBN 1-86049-775-6

Jensen, Stine
Waarom vrouwen van apen houden : een liefdesgeschiedenis in cultuur en wetenschap
Amsterdam: Bert Bakker, 2002. - 336 p.: ill.
ISBN 90-351-2468-5

Info: pour plus d'information regardez dans la RoSa base de données